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Des gens : Jean Gabriel TARDE.

Par Nicole Sarreau.

Jean Gabriel Tarde naît le 12 mars 1843 à Sarlat de Pierre Paul Tarde, Juge du Tribunal Civil et d’Anne Gabrielle Aline Roux.

Il devient juriste, sociologue et philosophe à la base de la criminologie moderne.
Son livre intitulé « les lois de l’imitation » (1890) rend compte des comportements sociaux selon des tendances psychologiques individuelles.

Ses travaux sont restés dans l’ombre de son concurrent Emile Durkheim, mais son œuvre est redécouverte de nos jours, œuvre établie en parallèle de sa carrière de magistrat.

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Il rejette la théorie de l’origine physique de la criminalité, lui prêtant plutôt un aspect sociologique et psychologique.
Tarde pense qu’il y a deux notions pour expliquer les mouvements sociaux ; l’imitation et l’invention. L’imitation car chacun voit ses semblables et se retrouve lui-même en eux. Comme un jeu de miroir, chacun en vient à faire comme l’autre, pour que l’autre se reconnaisse en lui et inversement, pour que la vie en société soit possible et compréhensible et devienne un partage de points communs. Pour lui, la presse a un rôle fondamental car elle peut faire naître une opinion publique et devenir garante du bon fonctionnement d’une démocratie.
Pour Tarde l’imitation c’est d’abord croyance et désir dont la propagation se fait de l’intérieur vers l’extérieur, de la pensées aux actes. Ensuite, de l’élite vers le peuple, d’individus sensés en haut de la hiérarchie sociale (artistes, savants, spécialistes) vers le bas de la société inférieure (ouvriers, salariés non qualifiés).

 

Petite explication pour les non sociologues : Emile Durkheim et Gabriel Tarde se sont beaucoup affrontés par articles interposés.


Pour lui, c’est « une sorte de château d’eau social d’où la cascade continue de l’imitation doit descendre ». Et si le sommet du château d’eau ne propose plus rien de neuf et reste sur ses conventions anciennes alors « on peut dire que sa grande œuvre est faite et son déclin avancé ».

Tarde estime que « la foule est un phénomène passionnel, instinctif et dangereux car incontrôlable ».
Gustave Le Bon, avec qui Tarde à souvent correspondu estime dans « Psychologies des foules » : « des milliers d’individus séparés peuvent à un moment donné, sous l’influence de certaines émotions violentes, un grand évènement national par exemple, acquérir les caractères d’une foule psychologique ». Il en tire là, la notion nouvelle de « public », le groupement du futur.

« La philosophie pénale » (1890) est aujourd’hui utilisée en criminologie, car il y a refondé une théorie de la responsabilité. Les causes des crimes sont à chercher dans les origines sociales et psychologiques des criminels.

En parallèle de sa fonction de juge qu’il occupe jusqu’à sa mort le 12 mai 1904 à Paris, Gabriel Tarde écrit également des poèmes, des pièces de théâtre, mais reste discret sur le plan politique.

Marié à Marie Alfrede Eugénie Marthe Bardi Delisle, ses fils Alfred, Paul et Guillaume poursuivent un moment son œuvre.
Il est Chevalier de la Légion d’honneur.


livre

acte né

sur son acte de naissance visible aux AD 24, il y a rectification
pour rajouter la particule "de" devant son nom.

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